La voix du couteau – Patrick Ness

Titre VO : Chaos Walking, book 1 : The Knife of never letting go

Edition : Gallimard (Pôle fiction)

Date de parution : 2010

Nombre de page : 528 p.

A propos de l’auteur : Patrick Ness est né aux États-Unis, dans l’État de Virginie. Passionné par la lecture et l’écriture, il étudie la littérature anglaise aux États-Unis. En 1999, il s’installe à Londres et enseigne pendant trois ans l’écriture à Oxford. Il est l’auteur de deux romans pour adultes. Il écrit également pour la radio et travaille comme critique littéraire pour le journal anglais «The Guardian». (source : Cercle Gallimard de l’enseignement)

 

Quatrième de couverture :

C’est l’année de ses 13 ans que Todd va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Nouveau Monde, uniquement peuplé d’hommes, où chacun peut entendre la pensée des autres : c’est le Bruit, incessant, obsédant.
Un jour, Todd découvre un lieu où le Bruit se tait…
 Une quête de liberté et d’amour, portée par une écriture qui vous happe.
 

Mon avis:

Voici le premier roman que j’ai reçu en tant que chroniqueuse pour Gallimard jeunesse.

Imaginez un monde où tout le monde entend les pensées de tout le monde, même celles des animaux. C’est Nouveau Monde. Imaginez une ville peuplée uniquement par des hommes, et où on devient un homme à l’âge de 13 ans. C’est Prentissville. Et imaginez que dans ce monde, dans cette ville, vit un jeune garçon nommé Todd Hewitt, le dernier garçon de Prentissville. Seulement, avant d’atteindre son anniversaire, avant de devenir un homme, Todd trouve un endroit sans Bruit, et doit fuir.

Ce qui frappe en tout premier dans ce livre, c’est la façon d’écrire. Patrick Ness a choisi comme narrateur Todd Hewitt, un jeune garçon de 13 ans, qui n’a pas reçu une grande éducation. Par conséquent, le roman est truffé de fautes de grammaire et d’orthographe. Très déstabilisant au début (voir même désagréable, car il faut parfois faire des efforts pour comprendre certaines phrases), on finit par s’y habituer.

La seconde chose qui m’a frappée, pour ainsi dire, c’est la vitesse à laquelle on se laisse happer par ce roman. Pas vraiment emballée quand j’ai reçu le livre, j’ai très rapidement été incapable de le lâcher. Et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, Todd étant le narrateur, on se trouve plongé dans sa tête, dans ses sentiments, dans sa vision des choses. Cette immersion est encore renforcée par le fait que le livre est écrit comme Todd pense et parle ; on est vraiment au cœur de Todd.

Deuxièmement, les personnages sont travaillés, réalistes. Cela permet de s’attacher à Todd et Viola, de les comprendre, d’en avoir pitié ou encore d’avoir peur pour eux.

Troisièmement, le scénario est très bien ficelé, et le suspens maintenu à chaque page. Les infos sont distillées à très petites doses. C’est parfois un peu frustrant tant on aimerait comprendre mais ça fonctionne : on veut savoir la suite ! Et puis, de cette façon, on a le temps de faire moult suppositions ! De plus, il y a de nombreux rebondissements, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer.

Enfin, le roman s’achève sur un coup de théâtre que j’étais loin d’imaginer. Après ça, impossible de ne pas courir acheter le second tome !

Bref, ce roman est une petite merveille, surprenant du début à la fin, impossible à lâcher une fois commencé. Et si vous ne me croyez pas, lisez le donc !

 

Autres avis :

* Archessia

* Radicale

* Amadis

* Heclea

* Coffee

Chronique de juillet 2011

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