Biographie d’un inconnu – Fabrice Humbert

Édition: Le passage

Date de parution : 2008

Nombre de page : 174 p.

A propos de l’auteur : Professeur de lettres, Fabrice Humbert est l’auteur de Autoportraits en noir et blanc, paru aux éditions Plon en 2001 et de Biographie d’un inconnu, paru au éditions Le Passage en 2008. L’origine de la violence est son troisième roman. (source : fabricehumbert.canalblog.com)

 

Quatrième de couverture :

Thomas d’Entragues, écrivain raté devenu biographe de sportifs célèbres, est chargé par Victor Dantès, un riche entrepreneur, de retrouver la trace de Paul, son fils, parti de France avec le projet chimérique d’adapter à Hollywood le mythique Voyage au bout de la nuit de Céline.

Thomas s’envole pour New York, puis Los Angeles, avant de s’enfoncer toujours plus loin dans l’immense territoire américain. Peu à peu, il rencontre les hommes, et surtout les femmes, qui ont croisé la route de Paul. Poursuivant sa recherche, Thomas se rapproche inéluctablement de cet inconnu, ce double de lui-même.

Et c’est ainsi qu’il apprend, derrière les lumières d’Hollywood, la véritable histoire de Paul Dantès et de son amour pour Laura Follett. L’histoire d’une disparition. Jusqu’au moment de la rencontre…

 

Mon avis:

Thomas d’Entragues est un écrivain. Mais un écrivain qui n’a jamais été publié. Il a depuis longtemps abandonné son dada pour une activité certes moins gratifiante, mais qui le fait vivre : il est biographe. Du fond de sa chambre, il écrit la vie de sportifs pour le compte de son éditeur, Urien. Mais un jour, son nouveau client a une demande très particulière : il ne veut pas que Thomas fasse sa biographie, mais celle de son fils Paul, qu’il n’a jamais connu. Thomas part alors à la recherche de ce fils, à travers les pays qu’il a traversé, les personnes qui ont croisées sa route, pour enfin rencontrer Paul.

A travers la vision que d’autres personnes ont de Paul se dessine le portrait d’un homme particulier, un homme qui ne vit pas vraiment, un homme qui « s’efface », comme le dit si justement Thomas. Mais dans le même temps, on fait la connaissance de Thomas d’Entragues, on apprend à le connaitre et pourquoi pas, on apprend à se connaitre soi-même.

Là réside la beauté du texte : un voyage durant lequel le narrateur parle assez peu de lui, et ne nous interpelle jamais, et pourtant, on se sent interpelé. Nous voyageons nous aussi. Pas à travers l’Amérique, mais plutôt à travers nous même. Peut être parce qu’on se retrouve en Thomas. Peut être parce qu’on a tous un peu de Paul en nous. Peut être parce que…

Chacun trouvera ses propres raisons, mais nul doute qu’à travers ses lignes, Fabrice Humbert vous touchera.

 

Chronique de novembre 2011

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