Persuasion – Jane Austen

Édition: 10/18

Traducteur : André Belamich

Date de parution : 1996

Nombre de page : 316 p.

A propos de l’auteur : Jane Austen (1775 – 1817) est une femme de lettres anglaise. Toute sa vie, Jane Austen demeure au sein d’une cellule familiale étroitement unie, appartenant à la petite gentry anglaise. De 1811 à 1816, avec la parution de Sense and Sensibility, Pride and Prejudice, Mansfield Park et Emma, elle connaît le succès. Elle écrit deux autres romans, Northanger Abbey et Persuasion, qui font tous les deux l’objet d’une publication posthume en 1818, et en commence un troisième, finalement intitulé Sanditon, mais qu’elle ne peut achever avant sa mort. Du fait de l’anonymat qu’elle avait choisi, sa réputation reste limitée de son vivant, avec quelques critiques favorables. Au XIXe siècle, ses romans ne sont admirés que par l’élite littéraire. (source : Wikipédia)

 

Quatrième de couverture :

Anne est la seconde fille de l’honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d’un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l’amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s’achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d’Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader…

 

Mon avis:

Après Lady Susan et Orgueil et Préjugés, Persuasion est le troisième roman de Jane Austen que je lis, et ces lectures sont toujours un plaisir immense. Et je dois même dire que j’ai préféré Persuasion à Orgueil et Préjugés.

Anne Elliot, deuxième des trois filles de Sir Elliot, un baronnet veuf et très fier de lui, était dans sa jeunesse éprise d’un officier de la marine nommé Frederick Wentworth. Mais suite à des pressions familiales, elle rompt avec celui qui est jugé n’être pas un assez bon parti. Huit ans plus tard, sa première jeunesse passée, et après avoir refusé un prétendant bien plus intéressant, Anne est toujours célibataire et s’imagine le rester. Mais à la suite du déménagement de la famille à Bath, Anne va faire deux rencontres intéressantes. Tout d’abord, elle va retrouver le capitaine Wentworth, dont la situation s’est grandement améliorée mais qui ne semble plus avoir une haute opinion de Anne. Et puis elle va faire la connaissance de William Walter Elliot, héritier présomptif de son père, qui va la courtiser.

Dans ce roman, on retrouve la société dans laquelle évoluait Jane Austen, et qu’elle décrit avec une plume précise et délicate, mais aussi humoristique et ironique : la bourgeoisie et la noblesse anglaise du début du XIXe siècle. Jane Austen parle de ce qu’elle connait, et elle le fait à la perfection. On retrouve les thèmes de l’amour et du mariage, des relations sociales,… Mais pas de romantisme ou de sentimentalisme à outrance : il n’est pas question de passions enflammées, et la raison ainsi que le pragmatisme restent dominants.

Les descriptions de la société et des personnages sont absolument irrésistibles et jubilatoires. Ici, Mr Elliot, le baronnet orgueilleux à souhait ou Mary, la sœur cadette bornée et toujours en demande d’attention, sont insupportables. A coté, d’autres personnages comme Mme Smith, l’amie d’enfance d’Anne ou Mme Croft sont des plus agréables.

Mais ce qui m’a particulièrement plu dans Persuasion, c’est le personnage d’Anne. Bien différente d’Elizabeth Bennett, bien plus calme, modérée, réservée, et par la même bien plus proche de mon caractère ! Il y a dans ce roman une plongée plus profonde dans les sentiments et les émotions d’Anne qui est loin de me déplaire.

Le style est parfois un peu moins fluide que dans les deux autres livres que j’ai lu, et le début est parfois un peu laborieux (ce qui peut s’expliquer par le fait que l’auteur est morte avant d’avoir pu retoucher son œuvre), mais ça n’empêche pas Persuasion de prendre la première place dans mon Top Jane Austen.

 

Autres avis :

Fée Bourbonnaise ; Niënor ; Loesha ; Evy

 

Chronique de mars 2012

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Une réflexion sur “Persuasion – Jane Austen

  1. La famille Elliot est vraiment terrible !! J’ai été déçue par Mr Elliot :S je l’aimais bien, je le trouvais perspicace… c’est dommage que les gens changent si peu dans les romans de Jane Austen. Au final, son héroïne ne peut épouser qu’un seul homme, elle n’a pas vraiment de choix… heureusement pour elle c’est celui qu’elle aime 😛

Prendre la plume

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