Le fantôme de l’Opéra – Gaston Leroux

Édition: Ebooks libres et gratuits

Date de parution : 2004

Nombre de page : 990 p.

A propos de l’auteur : Gaston Louis Alfred Leroux, né à Paris le 6 mai 1868 et mort à Nice le 15 avril 1927, est un romancier français, connu surtout pour ses romans policiers empreints de fantastique. À partir de 1901, devenu grand reporter, il effectue de nombreux voyages en France et à l’étranger. Son roman le Mystère de la chambre jaune, chef-d’œuvre d’ingéniosité qui inspirera les surréalistes, lui vaut le succès en 1908. En 1918, avec notamment René Navarre et Arthur Bernède, il fonde à Nice la Société des Cinéromans. Gaston Leroux a été par ailleurs un adversaire résolu de la peine de mort, contre laquelle il a milité notamment à travers sa pièce La Maison des juges. (source : Livraddict)

 

Quatrième de couverture :

Publié en 1900, Le Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux, est devenu un classique du roman à rebondissements. Un suspense constant, une intrigue machiavélique, des situations ambiguës et beaucoup d’humour : on se lance sans retenue à la poursuite de ce fantôme « à travers les corridors et les escaliers mal éclairés » de l’Opéra Garnier ! Créature d’autant plus étrange qu’on lui attribue des phénomènes qui coïncident avec le plus fantastique, le plus mystérieux des drames…

 

Mon avis:

Paris, XIXe siècle. Raoul de Chagny retrouve Christine Daaé, une compagne de jeunesse dont il est amoureux, lors du triomphe de cette dernière à l’Opéra. Mais Raoul n’est pas le seul à être intéressé par Christine, qui se retrouve entourée de mystères : cours de chant secret, disparition,… Se pourrait-il que le mystérieux rival de Raoul soit le Fantôme de l’Opéra, qui cause tant de tracas aux directeurs du monument ? Raoul fera tout pour le découvrir.

C’est un avis plutôt mitigé que j’écris aujourd’hui. Commençons par le désagréable. Dès les premières lignes, j’ai été frappé par le style de l’auteur et par ses phrases à rallonge, que j’ai trouvée assez indigestes. Pour preuve, une phrase tirée de la première page du livre :

« Les évènements ne datent guère que d’une trentaine d’années et il ne serait point difficile de trouver encore aujourd’hui, au foyer même de la danse, des vieillards fort respectables, dont on ne saurait mettre la parole en doute, qui se souviennent comme si la chose datait d’hier, des conditions mystérieuses et tragiques qui accompagnèrent l’enlèvement de Christine Daaé, la disparition du vicomte de Chagny et la mort de son frère ainé le comte Philippe, dont le corps fut trouver sur la berge du lac qui s’étend dans les dessous de l’Opéra, du coté de la rue Scribe. »

Il m’a fallu un certain temps pour m’habituer à l’écriture de Gaston Leroux, et par conséquent pour me plonger véritablement dans le roman. De plus, l’auteur fait de nombreuses digressions dans le récit, qui peuvent rendre la compréhension plus ardue, bien que là encore j’ai fini par m’y habituer.

En second lieu, je ne me suis pas attachée aux personnages. Dans la grande majorité, je les ai trouvé plats et sans grand intérêt. J’ai apprécié Raoul au début de ma lecture, mais plus le temps passait, plus je le trouvais exaspérant et sans grande force de caractère. J’ai trouvé Christine naïve et sans relief, et énervante dans sa façon de se conduire avec Raoul. Quant à leur histoire d’amour, elle ne m’a absolument pas transportée. Au final, le personnage auquel j’aurai pu m’attacher, le Persan, n’intervient que tardivement ; et le personnage le plus travaillé, Erik, a un caractère qui, en aucun cas, n’a pu attirer ma sympathie.

Enfin, pour terminer avec les mauvais points, j’ai été un peu déçu par la fin du roman, que l’auteur conclu selon moi à la va-vite : le sort du comte Philippe est trop vite expédié, notamment.

Mais tout n’est pas noir, loin de là. Tout d’abord, malgré un style un peu lourd, j’ai adoré les descriptions de Gaston Leroux. Elles sont tellement précises que j’ai eu l’impression de me tenir dans l’Opéra avec les protagonistes, de marcher sur leur pas. Je n’ai eu qu’une envie à la fin de ma lecture : aller visiter l’Opéra (et surtout les dessous) ! Ensuite, j’ai apprécié l’histoire en elle-même. Certains passages sont très prenants (j’ai adoré le passage où Raoul et Christine sont sur le toit), d’autres sont franchement drôles. J’ai passé beaucoup de temps à spéculer sur les « trucs » d’Erik, et j’ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir (mention spéciale à la chambre des supplices). Enfin, certains reprochent au roman, classé en « policier », de justement ne pas assez l’être. Comme je ne suis pas fan des romans policiers, c’est plutôt un point positif pour moi.

Bref, je suis contente d’avoir lu Le Fantôme de l’Opéra, qui est quand même un classique, et de connaitre enfin ce mythe. Mais c’est une lecture à laquelle je n’ai de loin pas pris autant de plaisir que je l’espérais.

 

Autres avis :

Méloë ; Dreiss ; Le cottage de Myrtille ; Dex ; Natiora

challenge-litterature-cinema 2012

Chronique d’avril 2012

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Une réflexion sur “Le fantôme de l’Opéra – Gaston Leroux

  1. Je te rejoins globalement sur ton ressenti, il est vrai que moi non plus je n’ai pas pris autant de plaisir qu’escompté avec cette lecture. Merci d’avoir repris le lien de mon billet 🙂

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