Les Châteaux, tome 1 : Le Château de Hurle Diana Wynne Jones

Titre VO : Howl’s Castle, book 1 : Howl’s Moving Castle

Édition : Le Pré aux Clercs

Date de parution : 2002

Nombre de page : 340 p.

A propos de l’auteur : Diana Wynne Jones est née en 1934 à Londres. Comme il n’y a pas beaucoup de livres pour elle et ses soeurs à la maison, elle décide de les écrire elle-même, malgré son problème de dyslexie. Entre 12 et 14 ans, elle écrit deux contes épiques, réunis dans une vingtaine de cahiers. Elle étudie à Oxford, où elle assiste à des conférences de C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. Son premier roman est publié en 1973. (source : Livraddict)

 

Quatrième de couverture :

Sophie vit dans le royaume d’Ingary, un univers où la magie fait partie du quotidien. A la mort de son père, la jeune fille reprend la boutique familiale et se voit déjà condamnée à mener une existance insipide, lorsque l’étrange château du magicien Hurle apparaît dans le paysage, changeant de place chaque nuit. Maudite par une sorcière et transformée en vieille femme, Sophie pénètre dans le château, où elle découvre l’étrange séduction de Hurle, apprivoise un démon du feu et provoque catastrophe sur catastrophe en voulant s’initier à la magie. Mais la sorcière n’en a pas fini avec elle…

 

Mon avis:

Sophie et ses deux sœurs, Lettie et Martha, vivent dans la petite ville de Halle-Neuve. Quand son père décède, Fanny, la belle-mère de Sophie, est contrainte de placer les trois sœurs en apprentissage. Martha va apprendre la magie, Lettie va partir à la boulangerie Savarin, et Sophie reste dans l’entreprise familiale : une boutique de chapeaux. Un soir qu’elle y travaille seule, une majestueuse dame, qui se trouve être la terrifiante Sorcière du Désert, lui jette un sort qui transforme la jeune fille en vieille femme. Sophie quitte alors la ville et trouve refuge dans le château ambulant de Hurle, un magicien réputé dévorer le cœur des jeunes filles. Là-bas, Sophie conclue un accord avec le démon du feu des lieux : il la délivrera de son sortilège si elle arrive à défaire le pacte conclu entre le démon et Hurle…

Je voulais lire ce roman depuis longtemps, car Hayao Miyazaki s’en est inspiré pour créer Le château ambulant. J’étais donc curieuse de découvrir l’histoire originale, et de voir jusqu’à quel point le réalisateur japonais s’en est inspiré. Et bien, je n’ai pas été déçue. Malgré quelques différences (par exemple, il n’est pas question de Martha chez Hayao Miyazaki), le film est conforme à l’original. Je n’ai donc pas été perdu, et j’ai retrouvé avec grand plaisir des personnages que j’aimais beaucoup : Sophie, vieille femme parfois bougon et très à cheval sur le ménage ; Hurle (Hauru dans la version de Miyazaki), magicien coquet à souhait mais pas si horrible qu’on le prétend ; Calcifer, qui se plaint du magicien mais qui au fond l’aime bien,…

Mais en même temps, plus le temps passe, plus le roman s’éloigne du film. Ainsi, avec une même trâme de départ, et un dénouement semblable, on arrive à deux histoires globalement différentes. Ca m’a plu car j’ai découvert de nouvelles choses, et je n’ai pas eu l’impression de lire la version écrite du Château ambulant.

Le roman a aussi des qualités que le film de Miyazaki ne possède pas. Tout d’abord, il est moins emmêlé. Je connais plusieurs personnes qui n’ont pas tout compris du film japonais au premier visionnage : la transformation de Hauru est étrange, il n’y a pas de combat entre Hauru et ses congénères incapables de redevenir humains dans le roman (il n’y a pas encore de guerre dans le roman), la partie où Sullivan combat son ancien élève n’existe pas,… Ensuite, le roman possède un ancrage dans le réel, qui fait que le récit parait plus probable. En effet, Hurle est originaire du Pays de Galles, situé dans notre monde. On peut donc imaginer qu’Ingary se trouve dans un monde parallèle, relié au notre. Hurle y retourne d’ailleurs parfois, et y a de la famille.

Enfin, le roman de Diana Wynne Jones est très agréable à lire. Il y a des rebondissements et on se pose des questions tout au long de l’histoire. Mais s’il n’y a pas d’action effrénée, on ne s’ennuie pas, il n’y a pas de temps mort, car il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir : un nouveau lieu, un nouveau personnage, un indice de Calcifer concernant le contrat conclu avec Hurle,… Par ailleurs, le château est lui aussi un endroit à découvrir à lui seul (d’ailleurs, contrairement au film de Miyazaki, il semble que ce soit un vrai château, en apparence) : il permet de changer fréquemment de lieu de part sa mobilité, et aussi grâce à sa porte qui s’ouvre sur différents endroits.

Mais si je devais pinailler, j’ai quelques remarques un peu moins bonnes. Tout d’abord, j’aurai aimé que le château, justement, soit plus exploité. Qu’on en voit plus, qu’on en apprennent plus sur son fonctionnement,… Dans le même ordre d’idée, j’aurai aussi aimé en apprendre plus sur le passage entre notre monde et celui de Sophie (car Hurle n’est pas le premier à venir du Pays de Galles). Après, j’ai été un peu surprise par le comportement de Hurle vis-à-vis de Sophie. Avant qu’il ne le dise lui-même, on ne voit pas qu’il s’intéresse à elle. Et pour finir, j’ai trouvé que les évènements se précipitent, à la fin du roman. Tout est allé trop vite, comme si l’auteur était pressée d’en finir. C’est vraiment dommage, car le reste du roman est vraiment bien écrit.

Bref, j’ai été agréablement surprise par la tournure des évènements, moi qui m’attendais à retrouve la même histoire que dans Le château ambulant. Le château de Hurle est un roman jeunesse agréable à lire, divertissant, bien écrit et avec des personnages attachants, mais c’est dommage que tout s’accélère à la fin.

 

Autres avis :

Linadriel ; Améthyste-sweet ; meldc ; Sita ; Nathalie

Chronique de juin 2012

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