BZRK, tome 1 – Michael Grant

Titre VO : BZRK, book 1

Traducteur : Julien Ramel

Édition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2012

Nombre de page : 432 p.

A propos de l’auteur : Michael Grant a passé une grande partie de sa vie sur la route. Elevé dans une famille de militaires, il a fréquenté dix écoles dans cinq États différents, ainsi que trois établissements en France. Adulte, il a gardé le goût des voyages et s’est d’ailleurs orienté vers l’écriture parce que c’était l’un des rares métiers qui ne l’obligeraient pas à s’enraciner. Son plus grand rêve est de faire le tour du monde en bateau et de visiter tous les continents. Il vit à Chapel Hill, en Caroline du Nord, avec sa femme, l’écrivaine Katherine Applegate, leurs deux enfants, et beaucoup trop d’animaux de compagnie. (source : Babelio.com)

Quatrième de couverture :

2040. Noah est un jeune Anglais dont le frère ainé, Alex, est interné dans le QHS d’un hôpital psychiatrique. Sadie est une riche adolescente Américaine qui assiste à un match de foot et voit le jet privé qui transporte son père et son frère s’écraser sous ses yeux. Leur vie à tous deux va basculer dès l’instant qu’ils sont touchés par BZRK, l’organisation qui se bat pour préserver la liberté individuelle face au clan des jumeaux Armstrong dont le but est d’uniformiser les consciences pour garantir la paix de l’humanité. Bienvenue dans la nano-dimension, où des insectes plus petits que le diamètre d’un cheveu, se livrent une guerre sans merci contre la folie, dans le cerveau humain et dans les profondeurs de la chair. Perdre n’est pas une option envisageable quand on risque la démence…

Mon avis:

Merci à Gallimard pour ce nouveau roman.

Je sens que ce billet va être difficile à écrire… Car BZRK est un livre assez spécial. J’ai vu que beaucoup de personnes qui l’ont reçu des éditions Gallimard ne l’ont pas terminé, et je comprends très bien pourquoi.

On parle ici de nanotechnologie. Déjà, il faut suivre un minimum. Car l’auteur donne très peu d’explications. Moi, la technologie en générale, ce n’est pas franchement mon dada. Alors quand on commence à me parler de nanobots et autres, je suis rapidement perdue. En plus de ça, l’auteur donne les clés pour comprendre l’histoire assez tardivement. Au début du roman, on est laché au beau milieu de personnages qu’on ne connait pas, et qui ont des motivations qu’on ne connait pas. C’est tout juste si on comprend qu’il y a deux camps qui s’affrontent, grâce à la nanotechnologie.

En parlant de la nanotechnologie, là encore il y a des éléments qui rebutent. Parce que Michael Grant est très prosaïque. Si le petit robot d’un des personnages doit aller se loger dans le cerveau d’un autre, vous aurez le droit à une description bien détaillée. Par où il rentre dans le crâne, par où il passe,… J’ai trouvé ça assez gore, et pas franchement utile. En plus, ces descriptions sont la plupart du temps assez longues…

Un dernier point noir à signaler (si vous n’avez pas encore fuit, après la lecture de ces premiers paragraphes) : les frères Armstrong et le BZRK ont des visions différentes de l’utilisation de la nanotechnologie. Et très vite, il apparait que celle des jumeaux est la mauvaise, celle qui faut combattre. J’aurai aimé que l’auteur reste plus nuancé, qu’il ne fasse pas des frères Armstrong et de leurs acolytes les grands méchants de l’histoire (Bug Man, notamment, est irrécupérable). J’aurai apprécié que le lecteur est au moins la possibilité de choisir son camp.

Et pourtant, malgré mon dégoût pour la « viande » (c’est à dire le corps humain) et ma perplexité devant cette technologie, je suis allée au bout du récit. En effet, BZRK est quand même prenant. Une fois passée la première partie, dans laquelle on ne suit rien (et j’avoue que je me suis vraiment forcée pour continuer), les choses s’améliorent un peu. On commence à voir l’intérêt de l’histoire, à comprendre les motivations des différents camps,… Le rythme de l’histoire est assez soutenue, et en lisant en diagonale les descriptions un peu dégoutantes, je suis arrivée à me prendre un petit peu au jeu.

Bref, BZRK est un roman particulier. Je n’ai pas détesté, mais je ne peux pas non plus dire que j’ai aimé. Je n’en retiens pas grand-chose, et il est certain que ce roman ne plaira pas à tout le monde. Mais je suis aussi persuadée qu’il saura trouver son public, un public qui ne sera pas effrayé par le monde du nano, car le roman a quelques atouts dans sa poche.

Autres avis :

Elle-lit ; Archessia ; Amadis ; Nathan ; Alexandra

à la découverte de vos incontournables

Article de septembre 2012

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