Home – Toni Morrison

Titre VO : Home

Traducteur : Christine Laferrière

Édition: Christian Bourgois

Date de parution : 2012

Nombre de page : 151 p.

A propos de l’auteur : Née Chloe Anthony Wofford dans une famille ouvrière de quatre enfants, Toni Morrison s’intéresse très tôt à la littérature et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen et Léon Tolstoï. Elle s’inscrit à l’Université Howard en 1945 pour étudier la littérature. Après son diplôme, elle entame une carrière de professeur à l’Université. Après son divorce en 1964, elle s’installe à Syracuse puis à New York et travaille comme éditrice chez Ramdon House et est chargée du secteur de la littérature noire. Parallèlement, elle enseigne l’anglais à l’Université d’État de New York, avant d’obtenir un poste de professeur de littérature à l’Université de Princeton où elle restera en activité jusqu’en 2006. Elle obtient le prix Pulitzer pour Beloved en 1988 et reçoit le prix Nobel de littérature en 1993 pour l’ensemble de son œuvre. (source : evene.fr)

Quatrième de couverture :

Toni Morrison nous plonge dans l’Amérique des années 1950.

Mon avis:

J’ai profité des Matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister (que je remercie au passage, et tout particulièrement Olivier) pour découvrir Home. C’est le premier roman de Toni Morrison que je lis. J’avais envie de profiter de l’occasion pour découvrir quelque chose de nouveau. Attirée par le titre, et par la quatrième de couverture qui ne dit pas grand-chose, je me suis donc lancée dans cette lecture.

Home, c’est l’histoire de Franck Money, un jeune homme Noir qui rentre en Amérique après avoir fait la guerre de Corée et qui va traverser le pays afin de retrouver sa sœur, gravement malade.

On plonge dans ce roman à l’aveuglette. Après un chapitre narrant un souvenir de Franck, on fait la connaissance de ce dernier, alors qu’il se trouve dans un hôpital psychiatrique. Qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Quelle est son histoire ? Pourquoi cherche-t-il à aller en Géorgie ? Ce manque d’information est quelque peu perturbant, mais pas désagréable. Au contraire, ça a titillé ma curiosité, et je n’ai cessé de faire des spéculations au cours de ma lecture. De plus, le roman est court mais parfaitement construit. Même si on ne sait absolument pas où on va, Toni Morrison, elle le sait. De ce fait, toutes ces réponses viendront petit à petit, au fil de l’histoire et en temps voulu, et il faudra attendre la fin du roman pour tout comprendre.

L’histoire est intéressante, abordant la ségrégation en Amérique dans les années 1950. Grâce à l’écriture nette, tranchée, sans fioriture de Toni Morrison, on voit toutes les difficultés auxquelles Franck doit faire face. Ses démons personnels, mais aussi le racisme, la violence,… Mais c’est là que le bât blesse. J’ai trouvé le style de Toni Morrison trop épuré, trop froid, sans émotion. Du coup, j’ai suivi le périple de Franck d’une manière très détachée, sans m’attacher à lui, ou même à sa sœur.

Bref, alors même que Home est habillement structuré et écrit, et que son histoire est captivante, je n’ai pas vraiment été touché par ce roman, à cause du style trop épuré de l’auteur.

Je n’ai pas l’habitude de noter les romans que je lis, mais comme ça fait partie du jeu des Matchs de la rentrée littéraire, j’attribue la note de 13/20 à Home.

Autres avis :

ladelyrante ; Nelfe ; Well-read-kid ; Aaliz ; Radicale

Lien vers la fiche Priceminister

Chronique de novembre 2012

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