Et n’attendre personne – Eric Genetet

Édition: Héloïse d’Ormesson

Date de parution : 2013

Nombre de page : 154 p.

A propos de l’auteur : Né à Rueil-Malmaison en 1967, Eric Genetet vit depuis trente ans à Strasbourg, où il est journaliste. Il a publié en 2008 Le fiancé de la lune.

Quatrième de couverture :

Strasbourg. Isabella et Alberto forment un couple parfait. Ils ont résisté à la routine amoureuse et aux intempéries. Jusqu’au jour où leur fils unique leur annonce, le soir de son vingtième anniversaire, qu’il part s’installer à New York. Cette heureuse nouvelle va pernicieusement bouleverser l’équilibre familial. Si la perspective paralyse Alberto, à l’inverse, Isabella s’en réjouit. Comme libérée, elle en profite et saisit une opportunité à Bruxelles. Pour surmonter la douleur de ce double abandon, Alberto a besoin de mettre sa vie à plat, d’endiguer la dérive des sentiments.

Lorsque les certitudes sont ébranlées et l’union fragilisée, comment ne pas tout faire voler en éclats ? Alberto et Isabella sauront-ils se reconquérir ? Rattraperont-ils le temps où chaque jour qui passait les rapprochait ?

Mon avis:

J’ai reçu ce roman dans le cadre de la Masse critique de Babelio. Merci donc à eux, ainsi qu’aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Et n’attendre personne est un court roman (moins de 200 pages) qui raconte l’histoire d’Alberto, le narrateur. Ce dernier va, un soir, apprendre que son fils va partir pour New York. Suite à ce départ, sa femme accepte un poste à Bruxelles. Alberto vit mal cette double séparation mais va devoir apprendre à vivre avec.

J’ai eu du mal à rentrer dans le roman. D’abord, la narration est à la première personne, et l’écriture est très sobre. Je n’ai pas vraiment apprécié au départ : j’ai mis beaucoup de temps à me faire à Alberto, et encore plus à l’apprécier (il m’énervait, avec sa crise de la quarantaine, la crise de son couple, son inaction). De plus, très rapidement, on revient sur le passé d’Alberto, qui nous parle de son père. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi, et cela m’a déstabilisée. Je n’arrivais pas à voir où l’auteur voulait en venir.

Puis, vers le milieu du roman, je me suis habituée à l’écriture épurée d’Eric Genetet, et j’ai commencé à me laisser séduire. J’ai trouvé qu’elle mettait en valeur la subtilité et la sensibilité du roman. J’ai commencé à me faire à Alberto, à être touchée par ce qu’il vit. Et puis surtout, j’ai réellement commencé à m’intéresser à son passé, à comprendre comment celui-ci l’avait façonné. Je suis enfin rentrée dans l’histoire, sans pour autant être passionnée.

Bref, Et n’attendre personne est l’histoire d’un bilan, celui d’Alberto. Il va se pencher sur sa vie et comprendre qui il est vraiment, et enfin pouvoir avancer. Et après un début difficile, j’ai aimé cette quête de soi, même si cette lecture ne restera pas dans ma mémoire.

Autres avis :

Koryfée ; Clara ; Elodie ; Céline ; Myriam Thibault

170 idéesIdée n° 10 : une/des mains.

Chronique de mars 2013

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