Grand-père avait un éléphant – Vaikom Muhammad Basheer

Titre VO : Ntuppuppâkkorânéntârnu

Traducteur : Dominique Vitalyos

Édition: Points

Date de parution : 2012

Nombre de page : 153 p.

A propos de l’auteur : Vaikom Muhammad Basheer est né et mort au Kerala (1908-1994). Il est l’un des écrivains les plus importants de la littérature indienne contemporaine, dont l’existence a suivi de près la trajectoire mouvementée de son pays en chemin vers l’Indépendance.

Quatrième de couverture :

Du monde, Kounnioupattoumma ne sait rien, sinon que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, riches, puissants… surtout quand on songe à la splendeur passée de la famille. Hélas, la voici ruinée ! La jeune fille peut enfin prétendre à des jours meilleurs…

Mon avis:

Voilà un livre très rapide à lire. Déjà, parce qu’il est court (à peine plus de 150 pages), mais surtout, parce ce qu’il est intéressant et bien écrit.

Vaikom Muhammad Basheer nous conte l’histoire de Kounnioupattouma, une jeune musulmane indienne, en âge de se marier. Mais avant d’avoir pu lui trouver un époux convenable (sa mère n’est prête à accepter que le meilleur !), la famille se retrouve ruinée et doit déménager. C’est comme ça que la jeune fille fait la connaissance d’Aïsha.

Pour moi, ce livre représente la découverte, à tout point de vue. Je ne connais pas l’auteur, je n’ai jamais lu de littérature indienne, je ne connais pas grand-chose de la religion musulmane, et la société dans laquelle évolue Kounnioupattouma m’a totalement inconnue. Du coup, j’ai eu un peu de mal durant les premières pages, avec tous ces termes qui m’étaient étrangers (par exemple « mundu », ou « kafir »). Mais au bout d’un moment, on comprend tout seul ce que ces mots signifient. Et au pire, il y a un petit glossaire à la fin du livre.

On s’attache très vite à Kounnioupattouma, jeune fille naïve et candide, et par conséquent on s’intéresse rapidement à ce qui lui arrive, à son émancipation. En fait, Vaikom Muhammad Basheer nous parle, à travers ses personnages, de l’Inde. D’une Inde divisée entre tradition (représentée par la famille de Kounnioupattouma) et modernité (représentée par la famille d’Aïsha). Mais aussi d’une Inde hiérarchisée en castes, qui séparent riches et pauvres. D’une Inde où l’Islam tient une place importante, mais où la religion est vécue de différente manière.

Bref, Grand-père avait un éléphant est un conte agréable et dépaysant.

Autres avis :

Lectrice in the train ; Camille ; pimousse4783 ; Emily ; miguala ; Marmotte

prixdumeilleurroman

170 idéesIdée n°45 : un animal

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