Mon père est parti à la guerre – John Boyne

Couverture de Mon père est parti à la guerre

Édition: Gallimard (Jeunesse)

Traducteur : Catherine Gibert

Date de parution : 2014

Nombre de page : 273 p.

A propos de l’auteur : John Boyne est né à Dublin, où il a toujours vécu. Il a étudié au Trinity College et à l’université de Norwich. Il a commencé à écrire à l’âge de 20 ans : il est l’auteur de cinq romans ainsi que de plusieurs nouvelles et articles, pour lesquels il a déjà reçu deux prix littéraires irlandais. (source : Babelio.com)

Quatrième de couverture :

28 juillet 1914. Le jour où la guerre éclate, le père d’Alfie promet qu’il ne s’engagera pas. Et rompt sa promesse le lendemain. Quatre ans plus tard, Alfie ignore où il se trouve. Est-il en mission secrète comme le prétend sa mère ?

Alfie veut retrouver son père.

Mon avis:

Tout d’abord, je remercie Gallimard jeunesse pour ce nouveau roman.

Alfie a 9 ans. 4 ans plus tôt, le jour de son anniversaire, la guerre a été déclarée et le père d’Alfie s’est engagé dans l’armée. Pendant un temps, Alfie et sa mère ont reçu des lettres. Mais plus maintenant. La mère d’Alfie lui raconte que son père est en mission secrète. Mais le jeune garçon sait bien qu’elle ment.

Je n’ai pas l’habitude de lire des romans sur la première guerre mondiale (pas plus que sur les guerres en général, d’ailleurs), je ne sais donc pas ce qu’il se fait habituellement. Mais j’ai trouvé vraiment très intéressant que John Boyne choisisse de raconter la guerre à travers Alfie, un enfant. L’histoire ne se passe donc pas sur le front, mais raconte plutôt la vie de ceux qui ne combattent pas, comment la guerre chamboule le quotidien des familles de soldats. La vie au front est mentionnée en filigrane, à travers les passages de lettres écrites par Georgie, le père, et je trouve que c’est suffisant pour se faire une idée de l’horreur de la vie dans les tranchées.

Le fait que l’histoire soit écrite du point de vue d’Alfie, un jeune garçon de 9 ans, apporte aussi une touche d’innocence à l’histoire, et permet d’apporter des éléments d’explications sur les événements de l’époque avec douceur et de façon très compréhensibles. Car mine de rien, le roman aborde pas mal de choses : les camps pour les ennemis ou espions supposés, les objecteurs de conscience, ou encore le stress post-traumatique.

L’histoire est bien écrite et très agréable à lire. On rentre dans la vie d’Alfie dès les premières pages et on a très vite envie, tout comme lui, de savoir ce qui est arrivé à son père. Mais on rentre aussi dans sa vie de tous les jours, grâce à tous les détails que donne John Boyne, et on essaie d’imaginer ce que c’était la vie, à cette époque. Une époque où un petit garçon de 9 ans devait cirer des chaussures pour gagner un peu d’argent.

Je trouve que ce livre peut être un bon moyen d’aborder le thème de la guerre avec des collégiens (d’ailleurs, d’après la quatrième de couverture, il figure sur la liste « Lectures pour les collégiens » pour les élèves de 3ème).

Bref, j’ai vraiment pris plaisir à lire Mon père est parti à la guerre. Et comme cette année marque le centenaire de la Première Guerre mondiale, l’occasion est idéale pour découvrir ce roman. 

Autres avis :

Anne Sophie ; Gaëlle D ; Ewylyn ; Clédesol59 

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