Histoires regrettables – Wilkie Collins

Édition: Phébus

Traducteur :  Eric Chédaille

Date de parution : 2014

Nombre de page : 312 p.

A propos de l’auteur : William Wilkie Collins est né à Londres le 8 janvier 1824. Après la mort de son père en 1847, Collins commença une carrière de peintre. Mais c’est avec la publication de son roman Antonina, en 1850, que sa carrière d’écrivain commença véritablement. Collins ne s’est jamais marié, mais vécut avec une veuve et sa fille, à partir de 1858. Il est également le père de trois enfants qu’il eut avec une autre femme. (source : Wikipédia)

 

Quatrième de couverture :

Chantage amoureux, malédiction familiale, meurtre, imposture et autres manipulations composent ces Histoires regrettables où le célèbre auteur de La Dame en blanc prend plaisir à soulever, avec toute l’inconvenance qui le caractérise, le voile pudique dans lequel se drape la société victorienne de son temps pour cacher ses turpitudes sous les apparences de la vertu. Dans ces histoires étranges, et parfois terrifiantes, affleurent les noirceurs de l’inconscient et les sentiments inavoués…

 

Mon avis:

Tout d’abord, merci aux éditions Libretto et à Babelio pour m’avoir donné l’occasion de découvrir ce livre, grâce à l’opération Masse critique.

J’avais sélectionné ce bouquin parmi tous ceux proposés par Babelio car j’avais lu il y a quelques années La Pierre de lune, du même auteur, et j’avais globalement apprécié. Le principal reproche que je faisais à La Pierre de lune était son manque de rythme : selon moi, le roman comptait pas mal de longueur. J’espérais qu’en lisant des nouvelles, je ne retrouverais pas ce point noir.
Car c’est bien ici des nouvelles que nous offre Wilkie Collins. Huit, pour être précis. De longueurs et d’intérêt variables. « Monkton le fou » et « Le Fantôme de John Jago » sont les plus longues, et celle qui m’a le plus plu est « Un redoutable limier ».

Mais revenons à nos moutons. Pour moi, le point fort de ce recueil est justement de palier le défaut de La Pierre de lune : les nouvelles ne laissent pas de place pour les longueurs. Tout du moins dans les nouvelles les plus courtes. Concernant les nouvelles les plus longues, citées plus haut, il y a eu effectivement quelques passages qui m’ont ennuyé, mais comme les histoires ne sont pas trop longues, je n’ai pas eu le temps de décrocher entièrement.

Pour le reste, je n’ai rien trouvé d’exceptionnel au recueil. Comme dans La Pierre de lune, Wilkie Collins ne nous donne pas assez d’éléments pour trouver nous même le fin mot de l’histoire. Le lecteur reste plutôt passif. Et le plus embêtant, c’est que les histoires semblent construites sur le même schéma : ainsi, après avoir lu les deux ou trois premières nouvelles, les autres ne sont plus si surprenantes que ça, et on devine assez souvent ce qu’il va se passer.

Dernier point « négatif » à mon sens : quasiment toutes les nouvelles sont écrites à la première personne du singulier. J’ai trouvé cela très répétitif, et j’ai eu l’impression que toutes les histoires étaient arrivées à la même personne, quand bien même les façons de raconter diffèrent. La seule qui sort un peu du lot est « Un redoutable limier », puisqu’elle prend la forme d’un échange épistolaire entre membres de la police. Et c’est principalement pour cette raison que cette nouvelle est ma préférée.

Bref, Histoires regrettables reste un livre sympathique, qui fait parfois frissonner (l’écriture de Wilkie Collins reste, malgré les défauts cités plus haut, très prenante) et parfois rire, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable dans mon esprit.

 

Autre avis: 

Pinklychee 

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