Cendrillon revisitée par Maguy Marin

Du 10 au 12 janvier 2015, le Grand Théâtre à Lorient proposait Cendrillon, de Sergueï Prokofiev. Ce ballet a été mis en scène en 1985 par la chorégraphe Maguy Marin pour le Ballet de l’Opéra de Lyon. C’est cette mise en scène que le public a pu découvrir.

© Jaime Roque de la Cruz

Cendrillon transposée dans un univers de jouet

Le ballet prend place dans un décor de maison de poupées. Maguy Marin a en effet décidé, sur les conseils de sa costumière et scénographe Montserrat Casanova, de transformer les personnages de Cendrillon en poupées. On est bien loin du physique habituel des danseurs, avec ces personnages aux costumes rembourrés et portant des masques. Ceci permet à la chorégraphe de remettre en question la lecture classique de Cendrillon. Ici, les personnages deviennent des archétypes, à l’image de la marâtre, brutale et vulgaire. D’ailleurs, on remarque que les « bons » sont beaux, et les « méchants » plutôt déplaisants.

© Jaime Roque de la Cruz

Maguy Marin brise les codes de la danse

Ce choix de mise en scène a aussi un impact sur la danse. Comme le dit Maguy Martin, « le fait que nous n’avions pas à nous préoccuper de l’expression des visages – ici masqués – ni même des corps – enrobés de mousse – me permettait un traitement « naïf » et décalé du langage classique. » Les mouvements des danseurs sont hésitants, accentués, un peu patauds, mais toujours plein de grâce. Ainsi, on s’habitue très vite à cette mise en scène originale et on y prend beaucoup de plaisir.

Cendrillon s’inscrit dans la lignée des autres œuvres de Maguy Martin, comme May B. La chorégraphe est en effet une des figures de proue de la Nouvelle danse française, un courant de danse contemporaine né dans les années 1970.

© Jaime Roque de la Cruz

Un ballet présenté plus de 450 fois

Depuis 1985, le Ballet de Lyon aura présenté Cendrillon plus de 450 fois, dans le monde entier. Ce ballet pour 27 danseurs est souvent présenté comme l’un des classiques les plus apprécié du monde du ballet et l’une des plus belles réussites de la scène française contemporaine.

Bref, si l’œuvre m’a beaucoup plu dans l’ensemble, j’ai néanmoins été très gêné par les passages sonores ajoutés à la musique de Prokofiev. Ces bruits de bébés qui venaient interrompre la partition, en plus de rallonger de façon superflue le ballet, n’étaient pas élégants et brisaient tout le charme de la musique. Enfin, étant habituée à voir des ballets accompagnés par un vrai orchestre, j’ai trouvé qu’une bande son enregistrée faisait disparaître un peu de la magie du spectacle.

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