Carnaval – Ray Celestin

Titre VOThe Axeman’s jazz

Édition : Le Cherche Midi

Traducteur : Jean Szlamowicz

Date de parution : 2015

Nombre de page : 493 p.

A propos de l’auteur : Nouvelle figure de la scène littéraire, Ray Célestin s’impose dans le thriller avec son premier roman Carnaval basé sur l’histoire réelle d’un sérial killer qui sévit en 1919 à la Nouvelle-Orléans. Aprés avoir étudié l’art et les langues asiatiques, Ray Célestin devient scénariste pour la télévision. Il vit actuellement à Londres. (source : Babelio)

Quatrième de couverture :

Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Mon avis :

Inutile de revenir sur le résumé, celui de la quatrième de couverture dit tout ce qu’il y a à savoir. A par peut être qu’il y a un cinquième personnage important : Lewis (plus connu sous le nom de Louis Armstrong !) Si je mentionne ce personnage, c’est parce Ray Celestin a prévu d’écrire trois autres romans qui feront suite à Carnaval (mais pourront se lire indépendamment), dans lesquels nous retrouverons Lewis.

L’auteur se base sur une série de meurtres qui ont réellement eu lieu à La Nouvelle-Orléans en 1919. Le Tueur à la hache a réellement sévi dans cette ville, et les victimes du roman sont les victimes réelles. Ray Celestin pousse d’ailleurs la vraisemblance jusqu’à reproduire au début du roman une lettre supposée être du tueur, que les journaux avaient reçu à l’époque. Ici se séparent pourtant la réalité et la fiction. Ray Celestin se base sur les faits pour proposer sa propre version des événements. Et alors qu’en réalité le tueur n’a jamais été appréhender, les lecteurs de Carnaval ne resteront pas, eux, dans le flou.

J’étais un peu inquiète, avant d’attaquer ma lecture, de tomber sur un roman glauque, angoissant et sanglant, des adjectifs que j’associe au mo « thriller ». En fait, je qualifierais plutôt Carnaval de roman policier. Certes, il y a un peu d’hémoglobine lors de la découverte des victimes, et un petit peu de torture. Mais on s’attache plutôt au déroulement de l’enquête (ou devrais-je dire des enquêtes, puisque chaque personnage mène la sienne de son côté), sans mettre de côté tout le climat social.

C’est d’ailleurs ici que réside une des forces de ce roman : oui, on se lance, avec Ida, Michael, John et Luca à la poursuite du Tueur à la hache, mais on vit aussi au rythme de La Nouvelle Orléans. On découvre sa géographie, son organisation, ses tensions ethniques, et surtout, l’importance de la musique ! On sent que l’auteur a fait des recherches sur la vie à La Nouvelle Orléans à cette époque, et le style d’écriture très imagé permet au lecteur de s’immerger dans l’ambiance de la ville.

Concernant l’histoire en elle-même, une fois qu’on s’est habitué aux différents personnages et à sauter de l’un à l’autre, d’une enquête à l’autre, le roman se lit très facilement. L’histoire est rythmé, les chapitres sont courts, et le style de Ray Celestin est sobre et percutant (une personne ayant lu le roman en anglais et en français a dit que la traduction est vraiment très respectueuse de la version originale). On sent le scénariste se dessiner derrière l’écrivain ! Et si je n’irai pas jusqu’à qualifier Carnaval de chef d’oeuvre, ni vraiment de page-turner, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à échafauder des hypothèses sur l’identité du tueur.

Bref, Carnaval est un très bon premier roman, prenant, divertissant et bien écrit, qui plaira surement autant aux férus de romans policiers qu’aux autres.

Et pour en savoir plus sur l’auteur lui-même, sur le roman et sa création, je vous donne ici, avec un article qui relate la rencontre organisée par Babelio et Le Cherche Midi entre Ray Celestin et quelques lecteurs. Et oui, encore une fois, j’ai reçu ce roman grâce à Babelio, que je remercie.

Autres avis :

Jérôme ; Fangtasia ; Pierre ; Biblio 

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